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Eco-réfugiés : l’exil ignoré des victimes climatiques

Réfugiés climatiques, réfugiés environnementaux, eco-réfugiés… autant de termes pour parler d’un même et unique drame. Les éco-réfugiés sont des personnes contraintes à migrer à cause de changements climatiques (réchauffement climatique, érosion des sols, …) ou biogéographiques de leur région (désertification , déforestation, …). L’organisation internationale des migrations a donné cette définition des migrants environnementaux : « personnes qui pour des raisons contraignantes de changement soudain ou progressif de l’environnement (…) sont obligées de quitter leur résidence habituelle ».

Retour sur un phénomène inquiétant…

Que savons nous réellement ?

Une étude publiée par l’ONU prévoit que 50 millions de personnes pourraient devenir « des réfugiés climatiques » d’ici 2010. La plupart des éco-réfugiés sont originaires du Sahel (pénurie d’eau), des iles de l’océan indien, du Bangladesh (élévation du niveau de la mer), des victimes de l’ouragan Katrina en Nouvelle-Orléans (USA), en Chine (barrage), au Népal (fonte des glaciers). Ainsi que dans l’Alberta (Canada) où les compagnies pétrolières et gazières contraignent les derniers fermiers à plier bagages pour cause de forage. Qui a entendu parler des 110 000 personnes évacués à Tchernobyl (accident nucléaire) ? Les trois pays les plus menacés actuellement sont le Mali, la Colombie, et la Birmanie.

Repenser notre modèle économique

Les multinationales dans leur course effrénée aux profits ont une responsabilité énorme dans l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de l’environnement ainsi que dans la pollution.

En fait ce que nous ne comprenons pas c’est que l’industrialisation à tout va, l’agriculture intensive avec ses pesticides sont au seul bénéfice des multinationales et non des peuples. En effet cet hydre a six tètes (multinationales de chimie, agro-alimentaires, pharmaceutiques, pétrolières, industrielles, nucléaires) a un appétit insatiable.

Il faut repenser notre modèle économique et placer l’Homme au centre, revenir aux choses essentielles, ce dont nous avons besoin vient de la terre pas du papier argent, notre bonheur n’est pas dans la consommation et l’accumulation de faux besoins, il est dans notre rapport aux autres et dans l’harmonie que nous avons avec notre environnement.

Il faut arrêter la politique irresponsable du FMI et la politique ultralibérale de l’OMC ; l’hydre responsable de la déforestation en Amazonie est le même qui chasse de leurs terres les derniers fermiers de l’Alberta (Canada), qui assoiffe les populations du <sahel et détruit l’habitat des bengalais.

Devenir réélement des éco-citoyens du monde

Modifions nos habitudes de consommation et devenons des éco-citoyens du monde en devenant acteurs de nos vies. Développons de nouvelles solidarités internationales en faisant émerger la bienfaisance et l’empathie qui se trouvent dans le cœur de chacun d’entre nous. Enfin militons pour une convention relative au statut et aux droits des « migrants écologiques », en réparation pour le déracinement et la détresse que nos modes de vie égoïstes leurs ont causés.

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