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Mobilisation des universités

02/02/09 . L’université gronde et la mobilisation des enseignants contre la réforme des universités s’enfle. La grève touchait aujourd’hui, lundi 2 février, plus de 45% des activités universitaires en France selon le SNESUP.

Après le succès de la mobilisation générale du 29 janvier dernier, si l’université s’enflamme, il pourrait bien s’agir de l’étincelle qui placera 2009 sous le signe des luttes sociales... suite

La coordination nationale des universités a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universités. Elle a voté les motions suivantes :

Motion n°1 :

La coordination nationale, réunie ce jeudi 22 janvier 2009, condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :

1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs

2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré

l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.

Motion n°2 :

La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

Aujourd’hui, la coordination nationale des universités compte 69 universités dont, dans la région Rhône-Alpes, les trois universités de Lyon, les trois universités de Grenoble et l ’université de Saint Etienne.

Le 31 janvier,à Paris, la coordination nationale des personnels des IUFM et des départements universitaires impliqués dans la formation des enseignants, exigeait :

* le retrait de la réforme des concours et de la formation des enseignants ;

* le maintien des concours dans leur configuration actuelle et un recrutement à la hauteur des besoins, ainsi que le maintien de l’année de formation en alternance rémunérée après le concours ;

* l’ouverture de négociations pour une autre réforme de la formation et du recrutement, qui respecte l’existence et la vocation des IUFM à être au cœur de cette formation, qui permette la reconnaissance du haut niveau de qualification et qui tienne compte de la nécessaire formation professionnelle après la réussite au concours.

... et appelait à la grève à partir du 2 février.

Ce matin, 2 février 2009, le SNESUP - Syndicat national de l’enseignement supérieur - annonçait "qu’au moins 45 % des activités d’enseignement sont touchées par la grève". Une mobilisation qui toucherait selon le syndicat national les 83 universités françaises.

Communiqué du SNESUP :

"Une grève généralisée dans tous les établissements du supérieur.

A 11 h, le SNESUP enregistrait, venus des 83 universités de France, une participation remarquable à la grève lancée sous forme continue depuis ce matin par le SNESUP et la coordination nationale.

De la plus grande université -Strasbourg, au centre universitaire d’Albi, tous les établissements connaissent en nombre des cours non assurés, des Assemblées générales. La grève touche également et de manière forte les centres IUFM, les IEP et plusieurs IUT.

Les revendications unitaires, balayées d’un revers de main par la ministre vendredi dernier, rassemblent maintenant également des personnels BIATOSS et des centaines d’étudiants. A côté de l’exigence de retrait tant du projet de décret sur les enseignants chercheurs que des dispositifs démembrant la formation des enseignants et les concours, l’annulation des 1030 suppressions d’emplois du budget 2009 et du démantèlement du CNRS et des organismes rassemblent la communauté universitaire et celle de la recherche.

A cette heure, le SNESUP peut affirmer qu’au moins 45 % des activités d’enseignement sont touchées par la grève. Celle-ci prolonge les dispositions de grève administrative engagée depuis plusieurs semaines, les motions votées dans les conseils centraux des établissements, dans les sections du CNU et par l’AG de la CP-CNU que la ministre se refuse à prendre en compte. C’est fort de ces premiers éléments que le SNESUP interviendra dans la deuxième coordination nationale, ce lundi, à partir de 14 h, pour amplifier encore la mobilisation dans la grève des universitaires. Il y proposera l’organisation, si possible dès le jeudi 5 février, d’une manifestation nationale à Paris. "

Voir le site du SNESUP


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