MediasCitoyens

Le collectif des "Amoureux au Ban Public"

Le collectif "Les Amoureux au ban public" défend les couples mixtes (franco-étrangers) face aux barrières dressées face à leur amour par l’administration française.

Odile, Marie et Claire sont venues témoigner samedi 4 octobre dans l’émission Un Samedi Matin sur la Terre de Radio Pluriel...(suite)

Médiascitoyens se fait régulièrement le relais des combats des sans-papiers et notamment de ceux des "amoureux au ban" à travers les reportages d’Olivier Minot (cf "Des Bâtons dans les Coeurs", "Fabienne et Ali").

Samedi 4 octobre, Odile, Marie et Claire, trois représentantes du collectif lyonnais des "Amoureux au ban" sont venues témoigner collectivement de leur combat pour la liberté d’aimer. Elles étaient accompagnées d’Olivier Minot.

Le droit d’aimer ?

Odile et Marie, comme tous les citoyens français pensaient que dans dans une société où tant de libertés sont battues en brèche, il en restait au moins une d’inaliénable, celle de l’amour. Leurs rencontres respectives avec leurs conjoints leur ont prouvé le contraire.

Au départ, une rencontre qui ressemble à toutes les autres histoires d’amour. Un coup de foudre, aussi poétique qu’enthousiasmant. Mais l’être aimé n’a pas de papiers. Doit-on s’empêcher de l’aimer ? Envie et besoin, le mariage s’impose alors...et les ennuis commencent. Le sas de l’administration et de la justice française se referme sur les amoureux, transformant leurs idylles en parcours du combattant dans un insupportable univers kafkaïen.

Humiliation

On demande aux amoureux de prouver leur amour, on les juge sur leurs âges ou leurs apparences. L’a priori est toujours négatif : pour les institutions, une Française ou un Français ne peut naturellement tomber amoureux d’un(e) étranger(e)... Pour nombre de représentants des mairies ou des Préfectures, la suspicion de mariage blanc ou forcé est systématique.

L’humiliation est totale. Des gens honnêtes se retrouvent au tribunal, dans des centres de rétention. Traités comme des délinquants, des amoureux sont séparés, des familles sont déchirées. Les témoignages d’Odile et de Marie, les explications de Claire, la coordinatrice du collectif, sont accablants : notre pays, berceau des droits de l’homme et de la philosophie des Lumières est désormais géré par des règles et des institutions déshumanisées.

Heureusement, à l’inverse de celles des sans-papiers "célibataires", les histoires des amoureux se terminent souvent bien. Mais à quel prix ? Et au bout de combien d’années de lutte ? La force des "Amoureux au ban" est leur fonctionnement collectif. Les amoureux aident les autres amoureux, aidés par la coordination, la pugnacité et les compétences juridiques de coordinatrices comme Claire Deverine à Lyon.

Les élus de la République doivent s’ériger en rempart face à l’inhumanité du système

Le collectif participe lui aussi à la Rencontre Régionale de la démocratie participative du 29 novembre prochain. L’objectif de cette rencontre est d’améliorer les liens entre les politiques et les citoyens les plus précaires pour une meilleure compréhension réciproque. La particularité dans ce cas réside dans le fait que la précarité de ces couples est totalement et artificiellement créée par nos institutions.

Pour le collectif des amoureux au ban, il est urgent que les élus prennent conscience de l’inhumanité de ce système afin de pouvoir peser efficacement sur les lois et les institutions qui le régissent.

ECOUTER L’EMISSION Partie 1

ECOUTER L’EMISSION Partie 2

Une émission de Patrice Berger et Thierry Borde sur Radio Pluriel

Réalisation : Olivier Granell

(Première diffusion le 4 octobre 2008)

Liens :

Le site des Amoureux au Ban

La rencontre Régionale de la Démocratie Participative sur le site de la Région Rhône-Alpes.

Le site de Radio Pluriel


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1499833

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Citoyenneté - Solidiarité  Suivre la vie du site Participation citoyenne  Suivre la vie du site Pauvreté, précarité : quelle démocratie participative pour (...)   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2c + ALTERNATIVES

Creative Commons License